1. Les suicidaires sont formellement décidés à mourir: FAUX
Ce n'est pas la mort qu'une personne recherche, mais la fin de sa souffrance. Pour elle, il n'y a pas d'autres solutions. Elle vit de l'ambivalence jusqu'à la fin et donne des signes pour qu'on l'aide.
Chaque personne a en elle une partie qui veut vivre et une partie qui veut mourir. Lorsque la personne va très bien, elle est complètement du côté gauche du graphique : elle a une très grande partie qui veut vivre et une toute petite partie qui veut mourir. Plus la souffrance augmente, plus la partie qui veut mourir prend de la place au détriment de celle qui veut vivre. Lorsqu’une personne est sur le point de passer à l’acte, elle se retrouve complètement du côté droit du graphique : elle a une très grande partie qui veut mourir et une toute petite partie qui veut vivre.
2. Le suicide arrive précipitamment chez les adolescents : FAUX
On a tendance à croire que les adolescents, parce qu’ils sont très impulsifs, posent des actes suicidaires «sur un coup de tête». Et bien non! Il y a un processus et ils passeront à travers ce processus eux aussi. Toutefois, ils peuvent le traverser beaucoup plus rapidement qu’un adulte. L’impulsivité peut se manifester lors d’un passage à l’acte et non dans le développement des idées suicidaires.
3. Les personnes qui parlent de suicide ou qui menacent de se suicider ne passent pas à l'acte; elles ne le font que pour attirer l'attention ou pour manipuler : FAUX
Sur 10 personnes qui se sont suicidées, 8 ont exprimé clairement leur intention. Toute allusion au suicide ou à la mort doit être prise au sérieux même si on pense que c'est de la manipulation car manipuler, ce n’est qu’une façon inadéquate de dire que l’on souffre et de demander de l’aide.
4. Il faut du courage pour se suicider (Il faut être lâche pour attenter à sa vie) : FAUX
Pour une personne suicidaire, il n'y a là ni courage, ni lâcheté. Elle ne voit plus d'autre choix possible pour sortir d'une situation qui lui est intolérable. C'est un «geste réflexe» pour éliminer ce qui est intolérable.
5. Le suicide est un problème qui dure la vie entière : FAUX
On pense au suicide quand on manque de solutions, de moyens pour arrêter de souffrir. Si la personne suicidaire découvre de nouvelles solutions face à ses difficultés, qu'elle développe de nouveaux moyens, elle peut, par la suite, ne jamais développer d’idéations suicidaires. «Ce n'est pas une maladie incurable».
6. Le suicide est héréditaire, c'est une affaire de famille : FAUX
Le suicide ne se transmet pas génétiquement ou par hérédité. Toutefois, les conséquences émotives d'un suicide dans une famille peuvent être importantes et nécessitent un support particulier.
7. Les personnes suicidaires sont atteintes de maladie mentale : FAUX
Même si on est TRÈS malheureux quand on pense au suicide, on n'est pas nécessairement atteint de maladie mentale. Penser au suicide, c'est vivre une crise et donc, vivre un déséquilibre et se sentir moins en contrôle de nos pensées, nos émotions et nos réactions parce que tout se bouscule...
8. L'amélioration qui suit une crise suicidaire signifie qu’il n’y a plus de danger : FAUX
La personne suicidaire porte le fardeau de son problème ET le fardeau de ne pas avoir de solution pour le régler. Une fois qu'elle a pris la décision de se tuer, elle est soulagée et peut paraître heureuse, voire euphorique.
9. Penser au suicide, ça peut arriver à tout le monde : VRAI
Chacun est confronté, à un moment ou à un autre dans sa vie, à une perte majeure (décès d’un proche par exemple) et à s’adapter à de nouvelles situations. Aussi, l’idée du suicide peut traverser l’esprit d’une personne sans pour autant l’amener à élaborer un plan et à passer à l’acte. Des idéations suicidaires, c’est un signal d’alarme qu’il est temps de prendre soin de soi!
Au contraire! En parler, c'est lui permettre d'exprimer une émotion qui l'habite et lui ouvrir une porte sur l'espoir. ATTENTION: Parler ne veut pas dire défier.